Loana, un destin brisé sous les feux des projecteurs
Le 26 mars 2026 par Claire.
Elle était la pionnière de la télé-réalité, à la fois actrice et victime d’un star système et d’une époque basée sur l’image.
Sa disparition à tout juste 48 ans laisse une impression de gâchis et de tristesse. C’est l’ascension éclair d’une jeune fille sulfureuse, et pourtant naïve, qui s’est brûlée les ailes et a connu une descente aux enfers, teintée de problèmes de santé, d’overdoses, de dépression et d’épisodes psychiatriques...
Que nous apprend l’astrologie sur cette personnalité à part qui a marqué une génération ?

Un grand complexe d'infériorité et d'insécurité (Vierge, Capricorne, Saturne en exil)
Avec un Soleil en Vierge et un ascendant Capricorne, le ton est donné d’une personne qui tend au doute, à l’insécurité, avec un sentiment d’infériorité.
A ces signes qui fragilisent la confiance en soi, s’ajoute la position de Saturne, le maître d’ascendant, en exil en Lion, ce qui ne favorise pas davantage l’épanouissement et la réalisation personnelle. De plus, il s’agit d’une planète férale ou « aveugle », c’est-à-dire, qui ne forme aucun aspect, induisant un certain isolement. Les conditionnalistes, pour ce type de planètes, évoquent un manque à combler, une énergie plus difficile à employer.
Enfin, ce maître d’ascendant se trouve en maison VII, marquant l’importance de l’Autre. On notera d’ailleurs que 8 planètes sur 10 se trouvent dans la partie ouest du thème, favorisant l’ouverture et la dépendance aux autres.
Une blessure narcissique chez un être « à part » qui se singularise (le carré en T Venus-Uranus-Chiron)
Si le « moi » est affaibli, comme on vient de le voir, le carré en T qui se forme entre Vénus en Lion, Chiron en Taureau, et Uranus en Scorpion, ajoute une fragilité supplémentaire. Il met l’accent sur un manque d’amour (Vénus-Chiron), un grand besoin de plaire, d’être aimée, pour compenser les doutes et les manques (Vierge ascendant Capricorne), le tout sur un fond doux, gentil, un rien sacrificiel (Lune en Poissons + la Vierge).
« Elle voulait juste être aimée. C'est ça qui est hyper triste : elle voulait juste ça ». Laure De Lattre
Il est évident que cette « blessure chironienne » s’est ancrée sur un passé familial, qui n’a pas permis de lui offrir la protection requise et la narcissisation nécessaire pour s’épanouir au mieux.
- Vénus, maître de IV, est pris dans la dissonance avec Uranus et Chiron
- Les luminaires, archétypes parentaux, sont affligés (Soleil en VIII carré Neptune, symptomatique de ce père alcoolique aux abonnés absents + Lune en Poissons au carré de Mars-Jupiter, signant la mère excessive et insécurisante).
« De quinze à dix-sept ans, je suis restée face à la violence de mon père et à la maladie de ma mère. Ça ne laissait presque plus de place pour moi, évidemment. »
Cela ne favorise pas, bien évidemment, le rapport à l’autre sexe (Soleil en VIII carré Neptune), avec une tendance à croire au prince charmant, et à inconsciemment croiser ceux qui en sont le plus éloignés.
« J’ai rencontré des hommes avec des relations longues, et qui m’ont fait tous du mal. Et je crois qu’ils m’ont détruite en fait. »
C’est malgré tout cet aspect qui sert sa notoriété et aide à la faire connaître. Chez elle, l’amour est un moteur, mais il est transgressif (Vénus carré Uranus) : entre ses débuts comme gogo danseuse (qui s’inscrit bien dans un certain besoin de plaire), et la fameuse « scène de la piscine » à l’origine du buzz qui l’a lancée, le moins que l’on puisse dire c’est que sa façon d’aimer à la « Vénus-Uranus » n’est pas traditionnelle...
Une surémotivité, une sensibilité, et une primarité conduisant aux excès (le Poissons, la Lune, Mars et Neptune)
La Lune, au dernier degré « sensible » des Poissons et au carré de Mars-Jupiter, est propice aux états extrêmes : excitabilité, exaltation, courage, impulsivité, naïveté, influençabilité, hypersensibilité... et porte à passer par des tsunamis émotionnels, sans soupape de sécurité, sans self-control (Saturne féral).
Cette configuration s’accompagne d’une tendance aux illusions et aux désillusions (Soleil carré Neptune + Lune en Poissons), et face aux désenchantements, la fuite par les paradis artificiels n’est pas souvent bien loin lorsque le thème global manque de structure et de sur-moi.
Une dualité entre un côté raisonnable, mesuré et contrôlé, et un autre irraisonnable, démesuré et incontrôlable
Il y a clairement une dualité chez cette femme sage, timide, lucide par certains aspects (la Vierge, le Capricorne) mais pourtant capable de tous les excès. Le mutable est présent (Lune en Poissons, Soleil-Mercure en Vierge, Mars en Gémeaux) indiquant déjà une certaine instabilité.
Le côté concret, contrôlé, simple, authentique, proche de la nature, et qui « longe les murs », est bien présent (Soleil et ascendant en signes de Terre), mais il existe également un côté spectaculaire (Lune carré Jupiter) qui fait la femme représentative, pleine de charme (trigone Vénus) et qui ne passe pas inaperçue (Vénus en Lion), au physique de bimbo.
« Mi angélique, mi-démoniaque. Je dansais entre le bien et le mal, entre l'innocence et la débauche. J'aimais cette ambiguïté. »
Bref, c’est le mélange entre l’innocence, le côté insaisissable Poissons, et l’extraversion provocatrice façon « Mars-Jupiter », avec la touche plutonienne d’un Soleil-Mercure en maison VIII. De la Vierge sage à la Vierge folle, il n’y a qu’un pas.
La conjonction Mars-Jupiter angulaire au trigone d’Uranus indique la fulgurance de son ascension, à 24 ans (cycle de Jupiter), période où elle fait Loft Story, mettant au jour le « phénomène Loana » : Uranus pour la modernité et l’originalité propre à la télé réalité, Jupiter-Uranus pour cette hyper médiatisation, avec un Mars en VI qui se prête bien à être filmé au jour le jour (Mars qui vit dans l’instant présent) dans son quotidien (maison VI).
Elle se déclare bi-polaire, ce qui correspond bien à l’alternance entre des phases dépressives (Saturne en exil, fond froid) et des phases hypo-maniaques (Lune-Mars-Jupiter).
Cela est certainement accentué par une santé mentale fragile :
- Chiron dans la maison III (maison du mental)
- Mars, maître de III, conjoint Jupiter, maître de XII, dans la maison VI de la santé
La descente aux enfers
Sur un tableau jeune (Mars, Mercure, Vénus forts), pulsionnel et pas très structuré, Pluton conjoint au Noeud Nord + le Soleil et Mercure en maison VIII se sont plutôt exprimés essentiellement sur le plan érotique, et sur celui des angoisses qui l’ont menée à maintes tentatives de suicide...
Elle disparaît alors que Soleil-Saturne-Neptune transitent sa Lune en Poissons au carré de Mars-Jupiter, et avec les Noeuds qui passent sur son Soleil (maître de VIII en VIII), l’axe des Noeuds étant déjà conjoint à Pluton au natal, le tout amenant un passage dépressif...